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Vittoria à la Grande Nuit d'Alma

Retour sur la Grande Nuit d'Alma

July 14, 2026

La Grande Nuit d’Alma a conclu les festivités du Festirame en beauté. Initialement célébrée dans les années 1970, cette grande fête animait les commerces, les rues et les stationnements du centre-ville d’Alma, où l’ambiance festive, la folie et les excès étaient au rendez-vous. Après avoir disparu pendant plusieurs décennies, l’événement a repris vie en 2017 grâce à Festivalma, à l’occasion du 150e anniversaire de la Ville d’Alma.

Retour sur l’édition de cette année, marquée par la performance énergique du DJ surprise Simon Anthony, le rock entraînant de Le Banana Club, l’ambiance électrisante de Qualité Motel à bord du coloré Mixbus, l’univers rock du groupe émergent Phéromones, ainsi que la voix unique et envoûtante de Soleil Launière.

Un grand moment pour le jeune DJ Simon Anthony

Originaire du Saguenay, Simon Anthony a vécu l'un des plus grands spectacles de sa carrière. « Le deuxième plus gros, si ce n'est pas le premier », a-t-il confié en entrevue quelques minutes après sa prestation, encore porté par l'adrénaline du moment.

Au cours de sa performance, le public a pu entendre des classiques de Kaïn, Vincent Vallières et Les Cowboys Fringants. Simon Anthony a également invité Mahéja à monter sur scène pour interpréter le remix de Danse ensemble. Une collaboration toute naturelle, puisqu'il a produit la version originale de la chanson avant d'en composer le remix.

Le DJ a aussi présenté certaines de ses créations, dont Dreamlife, réalisée avec Yan Etchevary, ainsi que plusieurs remixes conçus en collaboration avec d'autres DJ, notamment Hans.

Si une grande partie de la foule était présente pour faire la fête et profiter de l'ambiance de la Grande Nuit d'Alma, plusieurs s'étaient aussi déplacés spécialement pour voir le jeune DJ. Simon Anthony a su rallier tout le monde. Malgré l'heure avancée de la soirée, l'énergie était palpable et la foule répondait présente.

Devant l'église et jusque loin dans la rue, les festivaliers étaient nombreux. Adolescents, adultes et aînés dansaient et sautaient au rythme de ses mix, qui mettent à l'honneur la musique québécoise. Une signature qu'il a adoptée il y a moins d'un an, mais qui fait déjà sa marque.

L'énergie débordante et le talent de Simon Anthony expliquent sans surprise pourquoi il a déjà reçu l'appui d'artistes comme Fredz et Alex Nevsky. Une chose est certaine : le DJ saguenéen est un nom à surveiller.

Le délire rock de Le Banana Club

Avec une ouverture fracassante sur La Banane de Philippe Katerine, accompagnée de plusieurs personnes déguisées en bananes dansantes, Le Banana Club a donné le ton dès les premières secondes de son spectacle : ils allaient nous offrir un spectacle délirant!

D'entrée de jeu, le groupe de la région a été clair avec la foule : il n'allait ni jouer du Kaïn ni reprendre du Taylor Swift. Ce soir-là, une seule mission : faire du rock.

Le groupe a toutefois revisité des chansons de tous les horizons, transformées à sa manière. Au programme : Toutes les femmes savent danser de Loud, Mr. Brightside de The Killers, Stacy's Mom de Fountains of Wayne, et plusieurs autres. Les musiciens ont même avoué, avec humour, que certaines des pièces n'étaient pas vraiment du rock… mais qu'au final, c'étaient eux qui faisaient les règles. Et ils avaient bien raison.

Cette liberté, combinée à une énergie débordante, a fait de cette prestation l'un des moments marquants de la soirée. Les musiciens ne ménageaient pas leurs efforts, les guitares rugissaient, la batterie résonnait avec puissance et les vibrations de la musique se faisaient sentir jusque sous les pieds des spectateurs. Un spectacle intense, assumé et résolument festif.

Qualité Motel et Soleil Launière à bord du Mixbus

Le Mixbus a fait un arrêt à Alma dans le cadre de la tournée soulignant le 350e anniversaire de Chicoutimi.

Tout juste après les feux d'artifice et avant la prestation de Simon Anthony, Qualité Motel a pris le contrôle du célèbre autobus coloré pour poursuivre la fête. Le collectif a enchaîné les succès de tous les styles, passant de la musique francophone à des classiques américains, sans jamais laisser retomber l'ambiance.

Portée par leur énergie débordante et leur présence scénique, la foule dansait, sautait et participait aux animations proposées par le groupe, que ce soit en exécutant le « Alma Bounce » ou en imitant des oiseaux avec les mains, au rythme des chansons.

Plus tôt en soirée, Soleil Launière avait lancé les festivités devant une foule plus modeste. Cela ne l'a toutefois pas empêchée de captiver le public grâce à sa voix douce et envoûtante. L'artiste innue a notamment offert un moment empreint d'émotion en rendant hommage aux femmes autochtones disparues et assassinées.

Son univers musical, profondément inspiré de ses racines innues, mêle chants, performance et récits personnels. À travers des textes puissants et sensibles, Soleil Launière propose une expérience artistique unique qui mérite assurément d'être découverte et partagée.

Phéromones, un groupe qui a du style

Le deuxième spectacle de la soirée était assuré par le groupe émergent Phéromones.

Vêtus de chemises blanches et de cravates dépareillées, les membres du groupe rappelaient les boys bands emblématiques des années 1990 et 2000, tout en y ajoutant une touche plus rock et contemporaine. Cette esthétique soignée s'accordait bien avec leur univers musical.

Leurs compositions et leur énergie ont doucement plongé les festivaliers dans l'ambiance de la soirée, offrant une transition efficace vers les prestations plus festives qui allaient suivre. Le groupe a su proposer un spectacle rassembleur, porté par des mélodies accrocheuses et une belle complicité entre ses membres.

Comme plusieurs formations émergentes, Phéromones continuera sans doute à développer sa présence scénique et à affiner son identité artistique au fil des spectacles. Une chose est certaine : le potentiel est bien présent et il s'agit d'un groupe à garder à l'œil au cours des prochaines années.

La Grande nuit d’Alma, ce n’était pas que des spectacles, c’était également une œuvre d’art collective, une fanfare de tambours et de magnifiques feux d’artifices.

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