La bande dessinée québécoise mise en vedette en Suisse !
Le Festival BD de Montréal s’est rendu en Suisse, avec le mandat du gouvernement du Québec de faire rayonner la BD québécoise. Accompagné d’une importante délégation artistique, le Festival a participé à plusieurs activités de la 20e édition du festival BDFIL à Lausanne. Une exposition sur le 9e art québécois y est d’ailleurs présentée jusqu’au 10 mai avant de l’être à Montréal, pour le FBDM. Mélanie La Roche, directrice du FBDM, nous raconte son périple.
Crédit photo: Alex Troesch
Pourquoi s’être rendu au Festival BDFIL en Suisse ?
Ça fait quelques années qu'on a des échanges avec des gens du Réseau BD Suisse. Les discussions ont mené à la mise à l'honneur de la bande dessinée suisse au Festival BD de Montréal l'an dernier. En contrepartie, la Suisse était heureuse de nous inviter à venir présenter la BD québécoise au festival BDFIL à Lausanne, donc c'est comme un échange croisé entre nos deux milieux de la bande dessinée et nos deux organisations.
Décris-nous le Festival BDFIL.
La plupart des expositions se trouvent dans une ancienne gare désaffectée. C'est un espace adapté pour y présenter plusieurs expositions en mode semi-intérieur. Donc avec un toit couvert et plusieurs installations, mais ouvert sur les côtés avec une vue sur la gare et les Alpes. C'est vraiment chouette !
L'autre portion du festival se trouve à la Plateforme 10, toujours à même les installations de la gare. Ils ont construit des structures extérieures pour accueillir la librairie du festival et un espace couvert pour les dédicaces des auteurs et autrices. Il y a aussi d’autres expositions et un espace pour la BD indépendante dans d’autres lieux en ville,
Cet espace-là est juste à côté de musées majeurs de Lausanne. À l'intérieur, il y avait des salles qui permettaient d'avoir des tables rondes organisées par le festival. Comme au FBDM, tous les artistes qui sont invités au festival BDFIL participent à au moins une activité de la programmation et ont des séances de dédicaces organisées.
Quel a été le meilleur moment du périple ?
Il y a eu plein de choses formidables ! C'est sûr que pour notre équipe du FBDM, ça a été super de retrouver les membres du Réseau BD Suisse et du festival BDFIL qu'on avait eu le plaisir de rencontrer ces dernières années.
Un autre moment qui a été super agréable pendant le voyage, ça a été le souper fondue qui était organisé le vendredi soir avec l'ensemble des bédéistes qui étaient présents et les membres de notre délégation. Ça a été un beau moment pour se poser et se voir entre nous.
Finalement, le samedi, on avait une soirée québécoise qui permettait de présenter notre exposition Confluence sur les mondes de la BD québécoise contemporaine. Il y a eu des prises de parole, mais après ça, on avait des cocktails de gin Ungava qui étaient offerts et un menu fait par un traiteur aux saveurs québécoises qu'on voulait mettre de l'avant. La soirée s’est terminée avec Jimmy Beaulieu, qui est bédéiste, mais aussi DJ à ses heures, qui a fait jouer une superbe playlist québécoise. Ça s’est terminé en piste de danse juste à côté de notre exposition !
Quelles sont les similitudes et les différences entre la culture de la bande dessinée au Québec vs en Suisse ?
Le noyau de ce qui se fait en bande dessinée provient surtout de la France et de la Belgique. L’une des similitudes entre le Québec et la Suisse, c’est que ce sont deux milieux francophones qui viennent un peu se noyer dans ces océans de productions françaises et belges. On tente, chacun à notre manière, de mettre nos spécificités de l'avant, mais ce sont deux milieux qui se battent pour une place et une visibilité à l'intérieur de tout ça.
J’ai aussi l'impression, autant au Québec qu'en Suisse, que ce sont des plus petites maisons d'édition qui produisent les bandes dessinées. Ce sont donc des projets qui sont un peu moins financés que s’ils avaient été des projets français ou belges.
Qu'est-ce qui vous a inspiré du Festival BDFIL et qui pourrait être intégré au FBDM ?
Il y a vraiment un souci d'accessibilité important pour BDFIL. On en a un au FBDM aussi, mais eux l'ont à d'autres niveaux. L’une des choses que j'ai trouvée super intéressante, c'est l'utilisation d’un langage simplifié pour résumer les panneaux des expositions. On trouvait intéressant de permettre aux gens d'avoir des textes simplifiés pour comprendre les expos, mais aussi d'être capable d'avoir un survol de l'information qui est présentée quand on passe un peu plus rapidement. On aura une petite réflexion pour possiblement venir intégrer quelque chose du genre dans le futur.

