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Vittoria au Festival Musique du Bout du Monde

Festival Musique du Bout du Monde 2026 | Jours 3-4 : Caracol + Zalam Kao + Jeanne Côté + Aysanabee + Coups de cœur FMBM + Les Toches

August 12, 2026

La fin de semaine a été bien occupée au Festival Musique du Bout du Monde! Après deux journées bien remplies et un trajet de 12 heures pour arriver jusqu’au bout du monde, la fatigue commençait à se faire sentir. Je n’ai donc pas pu assister à tous les spectacles, ni à certains dans leur entièreté. Voici tout de même quelques-unes de mes découvertes et de mes coups de cœur des troisième et quatrième journées du festival.

Une tempête musicale signée Caracol

La journée de samedi a commencé sous un soleil discret, mais bien présent. L’après-midi s’est amorcé sur la rue de la Reine, où Caracol se produisait sur la scène Loto-Québec. Pendant que les plus jeunes profitaient des nombreuses activités qui leur étaient proposées, les adultes pouvaient découvrir les joies de la microbrasserie locale, tout en arpentant les commerces de la rue et en profitant du spectacle.

Caracol est venue présenter son nouvel album, SOUND SYSTEM, un album multilingue aux sonorités tropicales et internationales. Un spectacle qui semblait taillé sur mesure pour le FMBM. Dommage que la température n’ait pas voulu suivre.

Alors que les nuages gris commençaient à s’accumuler au-dessus de la rue de la Reine, c’est une véritable tempête musicale qui se levait sur la scène Loto-Québec. La musique de Caracol semble presque mériter son propre genre musical. En mélangeant pop, reggae et sonorités venues d’ailleurs, l’artiste nous faisait voyager bien au-delà de la rue de la Reine, même lorsque la pluie commençait à menacer la fête.

Comme entre amis avec Zalam Kao

L’après-midi s’est poursuivi avec Zalam Kao. Le groupe se décrit comme « un groupe d’amis avant tout », et cela se ressentait sur scène.

Entre les chansons, les anecdotes fusaient. Alors que certaines interventions entre les pièces peuvent parfois donner l’impression d’avoir été répétées ou scriptées, celles de Zalam Kao semblaient naturelles, comme une conversation entre les membres du groupe et le public.

Les festivaliers sont même repartis avec quelques mots en créole, ajoutant une petite touche de la culture du groupe à leur après-midi.

Un moment en famille avec Jeanne Côté

On s’est ensuite retrouvés « en famille » avec Jeanne Côté à l’Auberge sous les arbres. Une douce brise sur le visage, quelques rayons de soleil, le ventre apaisé par quelques bouchées gentiment servies, et délicieuses, et des festivaliers installés dans l’herbe : tout était réuni pour créer un véritable cocon.

La foule était d’ailleurs plus nombreuse que Jeanne Côté ne l’avait imaginé. Assis dans l’herbe, les festivaliers ont été bercés pendant près d’une heure par la douce voix de l’artiste originaire de Petite-Vallée.

C’est en quittant ce cocon, qui nous donnait presque l’impression d’avoir arrêté le temps, que Mère Nature nous a ramenés à la réalité. Le froid, lui, s’était bel et bien installé.

À 4 h 45, au bout du monde avec Aysanabee

Le lendemain, il m’a fallu un peu de courage pour me lever à 3 h du matin. Sur les routes, il faisait évidemment encore nuit, mais c’est surtout le brouillard qui m’inquiétait. Par chance, la pluie n’était pas au rendez-vous.

Après avoir croisé quelques renards sur la route et fait une courte marche, nous sommes finalement arrivés au Cap-Bon-Ami, dans le parc national Forillon. Le paysage, avec sa vue sur l’océan, était magnifique.

Le parc Forillon est reconnu pour la beauté de ses paysages, même si son histoire demeure un sujet douloureux pour certaines familles de la région. Ce matin-là, pourtant, tous les regards étaient tournés vers Aysanabee.

Café et biscuits à la main, les festivaliers, bien emmitouflés sous une petite laine, ou deux, ou trois, étaient installés dans l’herbe ou sur leurs chaises de camping, les yeux tournés vers la scène.

Aysanabee était particulièrement bien choisi pour ce spectacle. Ses chansons ont quelque chose de profondément personnel. Il y partage notamment son amour pour son grand-père et revient sur son parcours depuis la pandémie de COVID-19. Sa voix se prête parfaitement à son univers indie folk, auquel se mêle son héritage autochtone.

Et comme si le décor n’était pas déjà assez impressionnant, le lever du soleil est venu ajouter une touche surréelle au spectacle. Ce moment n’était évidemment pas prévu par la programmation et n’était pas contrôlé par les artistes ou le festival, mais il a offert une vue magnifique qui a probablement émerveillé Aysanabee autant que les festivaliers.

Les coups de cœur du FMBM

Après une bonne sieste, nous sommes allés découvrir, à l’heure du dîner, le talent de jeunes artistes gaspésiens dans le cadre des Coups de cœur du FMBM.

Issus de Secondaire en spectacle et de Cégeps en spectacle, ces jeunes artistes ont offert une performance qui pourrait très bien devenir, dans quelques années, le genre de prestation que l’on redécouvre dans une émission consacrée aux débuts de grandes carrières.

Les parents, eux, n’étaient jamais bien loin. Cris d’encouragement et applaudissements accompagnaient les jeunes artistes, visiblement fiers de pouvoir se produire devant leurs proches et les festivaliers.

Les Toches : de maladroits, ils n’en ont pas l’air!

Le spectacle de Les Toches, qui devait se dérouler sur la scène Loto-Québec, a finalement été déplacé au Café Paquebot en raison de la pluie qui s’était installée. La dernière prestation du festival s’est donc déroulée dans un cadre beaucoup plus intime.

Le groupe, dont les membres sont originaires de Colombie, du Mexique, de Cuba et d’Argentine, a apporté avec lui une ambiance joyeuse et dynamique. D’ailleurs, « Les Toches » est une expression colombienne qui signifie « maladroit ». Mais à voir le groupe sur scène, difficile de croire que le nom lui colle vraiment à la peau.

Le changement de lieu a permis de rapprocher encore davantage les artistes du public. Au Café Paquebot, la distance entre la scène et les festivaliers semblait presque disparaître, donnant à cette dernière prestation une proximité particulière.

Et finalement, si Les Toches n’ont rien de maladroit sur scène, ils allaient nous le prouver une deuxième fois un peu plus tard dans la soirée.

Quand Les Toches se prêtent au jeu de l’improvisation

Quelques heures plus tard, Les Toches se sont retrouvés à l’Église du Havre pour leur toute première performance d’improvisation musicale. Pour l’occasion, la LIMUG, la Ligue d’improvisation musicale de Gaspé, et le Festival Musique du Bout du Monde s’étaient associés pour proposer un match où Less Toches et les joueurs habituels devaient créer avec ce qui leur était donné sur le moment.

Et je dois l’avouer, cette soirée m’a clairement donné une nouvelle passion.

Il y a quelque chose de spécial dans l’improvisation. Les expérimentations sont permises, les erreurs ne sont pas pointées du doigt, sauf lorsqu’elles contreviennent aux règles du jeu, et l’humour occupe une grande place.

Les musiciens, qu’ils soient habitués aux matchs de la LIMUG ou qu’ils participent pour la première fois, nous ont surpris par leur connaissance de leur instrument. Parce qu’il faut tout de même une certaine maîtrise pour réussir à faire passer le thème d’un homard avec un trombone!

Les Toches ont eux aussi relevé le défi, démontrant que leur maladresse n’était décidément pas musicale. Entre les rires, les expérimentations et les moments de danse, le match a offert une façon complètement différente de découvrir les artistes.

Une dernière soirée qui m’aura donc permis de découvrir non seulement de nouveaux artistes, mais aussi une nouvelle passion pour l’improvisation musicale.

Chapeau!

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